En tant que membre actif de la VDMA - Association professionnelle des machines pour le plastique et le caoutchouc - Vecoplan AG participe cette année au grand "Circular Economy Forum" de l'association sur le terrain en plein air de la K 2022 et présente dans un grand pavillon les techniques de broyage les plus modernes et les dernières innovations pour la chaîne de processus du traitement des matières recyclables. Pour préparer la K sous le slogan "Way2K", la VDMA a organisé une série d'interviews avec des experts sur différents thèmes de l'économie circulaire.
La directrice de la division Vecoplan, Martina Schmidt, fait partie de cette série et nous parle dans son interview des potentiels dans la production de matières recyclées, mais aussi des défis qu'il reste à relever.
Bonne lecture!
L'économie circulaire prend-elle son envol ?
Martina Schmidt: Oui, ce grand projet communautaire a pris un énorme coup d'accélérateur. La perception de l'économie circulaire est désormais très différente de ce qu'elle était il y a quelques années. Tout le monde a compris qu'il ne s'agit pas seulement d'une gestion des déchets qui fonctionne, mais que tous les acteurs du marché doivent y participer. Cela commence par la conception du produit, se poursuit par la politique - mot-clé : taux de recyclage - et se termine par le consommateur final. On est aujourd'hui conscient que toute la chaîne de création de valeur doit agir si l'on veut lutter contre le changement climatique et préserver l'environnement.
De quel côté vient chez Vecoplan la demande supplémentaire déclenchée par ce changement de conscience?
Schmidt: La demande vient de tous les côtés. Elle n'est pas limitée à certains secteurs, car l'ensemble de l'industrie plastique est en pleine mutation. L'impulsion principale vient du taux de recyclage. L'industrie du plastique doit faire face au fait qu'à l'avenir, le produit que l'on met sur le marché doit à la fois comporter une part de matière recyclée et être lui-même recyclable. Cette évolution est poussée des deux côtés, tant le producteur que l'acheteur cherchent aujourd'hui des concepts de recyclage. La tendance à créer ses propres cycles va tout changer durablement.
Quelles sont les conséquences?
Schmidt: Il y a des besoins très importants, mais il n'y a pas assez de matières recyclées pour y répondre. La situation s'aggrave actuellement du fait que les grands groupes se créent eux-mêmes ces circuits fermés. Ils connaissent alors les produits qui sont en circuit, ils connaissent le processus de fabrication, le processus de traitement. Ils savent comment le produit revient du client et comment ils peuvent le recycler dans leur propre circuit. Ainsi, une grande quantité de produits recyclés potentiels ne va pas sur le marché.
Comment peut-on contrecarrer cette tendance ?
Schmidt: Nos clients vivent la pénurie de matériaux et la hausse des prix. Comme alternative, ils recherchent ad'autres flux de matériaux issus de la même matière et qui sont également recyclables. Ce sont par exemple, dans le domaine des polyoléfines, les big bags, les filaments, les fils, les non-tissés. Ces matériaux sont disponibles en quantité suffisante, mais il n'était pas nécessaire jusqu'à présent de les mettre en avant. D'où proviennent ces flux de matériaux, quelles sont leurs caractéristiques mécaniques et thermiques et quel processus faut-il mettre en place pour les recycler ? Grâce à notre expérience et à notre expertise de plusieurs décennies, nous sommes en mesure d'apporter un soutien efficace à nos clients dans ce domaine.
Est-ce que les plastiques post-consommation peuvent également être utilisés pour produire des recyclats de haute qualité ?
Schmidt: Fondamentalement, la réponse est oui. La question est de savoir avec quelle intensité je veux le faire et quelles sont mes attentes vis-à-vis du produit final ? Je distingue par exemple si l'emballage est fabriqué pour le secteur alimentaire ou pour des biens d'usage quotidien.
Quelle partie du matériau plastique est déjà exploitée et quel est son potentiel?
Schmidt: La part des circuits établis et des quantités qui y sont traitées est absolument minime par rapport aux quantités de matériaux qui entrent sur le marché et qui ne sont pas encore recyclés. Le potentiel du recyclage est très important.
Comment Vecoplan réagit-il à l'évolution des exigences des clients?
Schmidt: Comme dans les autres secteurs d'activité chez Vecoplan, l'équipe de notre division est composée de spécialistes absolus. Il s'agit notamment d'ingénieurs plastiques et d'application, de constructeurs de machines, de professionnels de la vente et de chefs de projet. Nous réunissons au sein de la division non seulement un très grand savoir-faire technique, mais aussi une vaste expérience personnelle. En étroite collaboration avec nos clients, nous offrons dans notre centre technologique la possibilité de réaliser des séries de tests avec le matériel du client et d'ajuster des concepts individuels. Pour nous, en tant que constructeur de machines et d'installations, l'économie circulaire est une grande opportunité de participer activement au changement.
Une économie circulaire qui fonctionne bien conduira à une meilleure image du plastique?
Schmidt: Ce sera certainement le cas. Le plastique ne mérite d'ailleurs pas cette mauvaise image. Il apporte une contribution importante à la protection du climat. Une étude de l'institut Fraunhofer UMSICHT arrive à la conclusion suivante : Si l'on remplace les granulés neufs par des matériaux recyclés pour les emballages, les gaz à effet de serre nocifs pour le climat sont réduits jusqu'à 60 pour cent. Nous devrions apprendre à utiliser les avantages du plastique et, d'un autre côté, veiller à ce qu'il ne soit pas rejeté dans l'environnement. L'économie circulaire y contribuera de manière significative.
Martina Schmidt dirige depuis 2018 la division Recycling | Waste et l'a développée avec beaucoup de succès au cours des quatre dernières années. Elle profite ici de ses excellentes connaissances du marché et des produits, acquises au cours de plus de 30 ans d'expérience chez Vecoplan et dans le secteur.
Martina Schmidt a commencé sa carrière professionnelle en 1990 en tant qu'apprentie commerciale industrielle. En 2010, elle a pris la direction du service interne des ventes, et depuis 2013, cette diplômée en gestion d'entreprise est responsable des ventes du secteur d'activité Recycling I Waste.
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